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Ambassade d’Angleterre avant d’être un hôtel

Hotel d'Angleterre - Histoire

L’histoire de l’hôtel débute à la fin du 18ème siècle. Le bâtiment abrite à l’époque l’Ambassade d’Angleterre, où se prépare, le 3 septembre 1783, la signature du Traité de Paris par les représentants des treize colonies américaines (John Adams, Benjamin Franklin et John Jay), et par l’anglais David Hartley, membre du Parlement britannique et représentant du roi George III. Mais Benjamin Franklin refuse de rentrer dans le bâtiment, qu’il considère comme un territoire anglais.

Le traité est finalement signé hors les murs, au 56 rue Jacob (aujourd’hui indiqué par une plaque) : l’indépendance des Etats-Unis est alors définitivement reconnue par l’Angleterre. Six ans plus tard, en 1789, c’est la Révolution Française. Les relations diplomatiques avec l’Angleterre sont entièrement rompues jusqu’en 1797. Puis en 1814, la nouvelle ambassade d’Angleterre déménage pour s’installer rue Saint-Honoré.

Une adresse prisée des artistes et des écrivains

Hotel d'Angleterre - Histoire

Washington Irving est le premier écrivain à séjourner ici, en 1805.  Il y fait d’ailleurs allusion 35 ans plus tard, non sans humour, dans son ouvrage Life of Oliver Goldsmith : "We were directed to the Hotel d'Angleterre, where a valet de place came to offer his service, and spoke to me ten minutes before I once found out that he was speaking English.". Attiré lui aussi par les charmes de Paris, le poète Alan Seeger séjourne à son tour dans ce qui s’appelle alors l’hôtel Jacob, en 1913. Dès le début de la guerre, en août 1914, il s’engage dans la légion étrangère mais trouve la mort dans la Somme l’année suivante.

Dans les années 1920, la France est particulièrement prisée des Américains : la vie n'y est pas chère, il n'y a pas de prohibition sur l'alcool et les mœurs sont plus libres. C'est dans ce contexte qu'Ernest Hemingway et sa femme Hadley débarquent dans le Paris de la « Lost generation ». L’hôtel Jacob, où ils s’installent le 22 décembre 1921, leur a été recommandé par Sherwood Anderson qui apprécie son bon rapport qualité/prix et la présence de nombreux américains. Le couple mange régulièrement au restaurant Le Pré aux Clercs – qui existe toujours -, à l’angle des rues Jacob et Bonaparte.

D'autres illustres artistes et écrivains ont séjourné ici, à l’image de Lewis Galantière, traducteur de littérature française et journaliste, de Gertrude Stein, poétesse et écrivain, de Djuna Barnes, romancière, ou encore de Man Ray, artiste et photographe. En 1925, l’hôtel Jacob devient l’hôtel Jacob et d’Angleterre, puis quelques années plus tard, l’hôtel d’Angleterre. De grands travaux y sont entrepris au début des années 80, pour agrandir la taille des chambres. Et aujourd’hui ?  Aujourd’hui, c’est à votre tour d’écrire la suite  de son histoire...